[Antiquités et faïences]


 

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Restaurateur de faïences

« Je suis raccommodeur de faïences et de porcelaines », une chanson du siècle dernier qui réveille bien des souvenirs. Dans les rues voisinaient alors, le raccommodeur de faïences, le rémouleur, le rempailleur de chaises.
Anny-France et Roger Bernasconi perpétuent la tradition, ils restaurent la faïence et la porcelaine, un métier séculaire.

Anny-France et Roger, un couple très sympathique, physique racé, discrète élégance, leur visage rayonne d’une grande sensibilité : celle des artistes.

Comment est venu leur vocation ?

Anny-France : « Depuis 1977, j’ai toujours été antiquaire. Au bout de quelques années, le côté commerçant m’a un peu lassée et j’ai voulu faire quelque chose de plus créatif, plus vrai ».
Anny-France cherche alors une école, rien n’existe dans la région, elle doit se rendre à Paris tous les mardis, pendant un an. Elle suit, par la suite, un stage à l’Atelier des Petits Champs, dans la capitale. Après avoir acquis les connaissances de base pendant cinq années, Anny-France, pour être efficace, poursuit son travail « sur le terrain ». Roger était dans la mécanique de précision, il s’est remis en cause après les cours de sa femme. Il aime les faïences, c’est la raison de son choix.

Roger au travail (JPG)

A la fin du XIXe siècle, la technique consistait à agrafer les objets à restaurer, il y avait surtout un côté pratique.
L’évolution a été par la suite, de sauver des pièces anciennes, de leur rendre leur beauté initiale.

REDONNER SON IDENTITE A L’OBJET

Trois étapes dans la restauration de l’objet :
 Le collage, c’est parfois un exercice périlleux d’équilibre.
 Le bouchage : II se réalise avec des produits adaptés à chaque pièce. Le produit est différent entre une faïence
et une terre cuite.
 La reprise des décors : Elle consiste à « s’imprégner » en priorité de « l’esprit de l’artiste », pour redonner son identité à l’objet. Une phase qui demande beaucoup de sensibilité pour recréer les coloris, leurs nuances, les
contours ; un travail de copiste, qui n’est pas à la portée de tout le monde, car il demande un « réel sens artistique ».
Nos deux artisans d’art peuvent aussi recréer les parties manquantes : visage, bras. Le plus difficile étant de modeler un visage et de lui restituer ses expressions, sa physionomie et, surtout, arriver à un résultat harmonieux avec le reste du corps.

Un travail de minutie et de patience.
Anny-France et Roger ont d’autres cordes à leur arc, puisqu’ils restaurent également les poupées anciennes, plus
précisément les têtes de porcelaine, souvent d’époque, début du siècle.

Ce sont généralement des pièces de collection.

Anny-France confie : « Nous nous sommes aperçus que de nombreuses personnes conservaient depuis longtemps les morceaux des objets cassés, une preuve de leur attachement affectif ».

Raccommodeur de faïences et de porcelaines, un métier artistique, mais aussi un travail sentimental comme le
ressentent Anny-France et Roger.

Roger : « Bien souvent lorsque les clients viennent nous voir, c’est souvent pour nous apporter une pièce qui a subi les outrages du temps, leur visite correspond à un besoin ». Anny-France : « On permet de retrouver un objet perdu qui est important dans le cours de la vie des personnes ; porteur de souvenirs, il symbolise une étape de leur existence ».





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